L’infini du geste : quand la technique s’efface
Un arrêt sur image de l'atelier de Danse Improvisée du 7 février 2026 à Lausanne
Tandis que les jeunes danseurs du Prix de Lausanne se préparent à entrer en scène, moi, qui fus autrefois l'une d'entre eux, j'ouvre un autre espace. Dans cette même ville, j’anime le souffle de la danse improvisée.
Offrir ce mouvement aux « non-danseurs », c'est retrouver la ferveur qui brûlait mon ventre de jeune fille. Ces danseurs de l'instant me racontent le vivant de la DANSE. Là où l’enjeu technique s’efface, l’infini s’engouffre.
Mon regard de spectatrice se suspend à des « mains miroirs ». Deux jeunes femmes, genoux à terre, dessinent un face-à-face décalé. Elles me racontent leurs histoires celle qu’on ne connaîtra jamais avec les mots. Celle des gestes purs qui viennent sculpter la dissonance de la musique pour y tracer des contours de soie. C’est la beauté nue de la présence.
Mon cœur déborde, le regard se voile. Puis, dans un basculement soudain, la scène s’embrase d’une joie incommensurable. Splendeur de la vie : ici, les rires et les larmes se tiennent la main. Dès que l’un s’efface, l’autre s’empresse d’habiter l’espace.
Et dans ce souffle partagé, la danse n'était plus une discipline, mais une évidence.
Giuseppina
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